petite leçon d'humilité

Publié le par ray

 

voici un "petit" article qui devrait en faire relativiser plus d'un(e)!

 bonne et heureuse année 2007

à toutes et à tous

L'image du jour

Un petit oiseau avec une mémoire d'éléphant

 
Il y a ceux qui choisissent leur tenue avec goût, ceux qui ont du poil aux pattes ou encore ceux qui dévorent leur mère dès leur naissance... Quelques-uns des animaux croisés au cours de l'année 2006 se joignent à l'équipe du site de Science & Vie Junior pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d'année.

Photo : Andrew HURLY
Un colibri roux devant une fleur artificielle.

On peut avoir une cervelle d'oiseau et être doté d'une excellente mémoire ! Telle est en substance, la conclusion d'une étude sur les colibris, menée par des chercheurs britanniques et canadiens. Si à première vue, ce petit oiseau semble papillonner d'une fleur à l'autre lorsqu'il butine, son plan de vol n'a en réalité rien de hasardeux. Bien que pourvu d'un cerveau de la taille d'un grain de riz, l'animal est capable de se rappeler de l'emplacement exact des fleurs qu'il a visitées. Mieux encore : il parvient à mémoriser pour chacune d'elles le rythme de production de nectar.

Pour mettre en évidence cette étonnante capacité, les scientifiques ont étudié le comportement de trois colibris roux mâles dans les Rocheuses canadiennes. Ils leur ont proposé 8 fleurs artificielles. La moitié d'entre elles étaient remplies avec une solution sucrée toutes les 10 minutes. Les 4 autres étaient rechargées toutes les 20 minutes. Les chercheurs ont alors eu la surprise de constater que les colibris finissaient par ajuster leur plan de vol à la fréquence de remplissage des fleurs. En effet, il est apparu clairement que les oiseaux visitaient plus souvent les fleurs remplies à 10 minutes d'intervalle.

Ainsi, non seulement les colibris sont capables de mémoriser la disposition des fleurs dans l'espace mais de surcroît, ils parviennent à enregistrer le temps qui sépare chacune de leur visite. Jusqu'à présent, ce type de mémoire, dite « épisodique », était considéré comme spécifique à l'homme. Selon les scientifiques, les colibris ont développé ces capacités car elles leur permettent d'économiser leurs forces en évitant les déplacements inutiles vers des fleurs vides. Quand on sait que du haut de ses 9 cm, le colibri roux peut effectuer des migrations de plus de 3 000 km entre le Canada et le Mexique, on comprend que la nature l'ait doté d'un cerveau qui lui évite de se retrouver trop souvent le bec dans l'eau quand il cherche à se nourrir.

 
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